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Les groupes de partage Solidarité Quartier

Comme chaque 5ème dimanche sur la Paroisse Ste Barbe du Hainaut, nous écoutons un témoignage. En ce 29 juillet au calvaire d'Haveluy, c'est Nadège Dhaussy qui vient nous parler des groupes de solidarités. On vous partage son témoignage et trois photos.

Comment sont nés les groupes de partage ?

 

L’origine date de 1998, lors du lancement du Synode diocésain voulu par le Père Jacques Delaporte.                      La 1ère étape consistait à donner la parole aux gens, au sein de petits groupes composés de chrétiens et de non chrétiens, autour de la question « Qu’attendez-vous de l’Eglise ? ». Au conseil épiscopal, le Père Louis Francelle, (DDMO et DDAL), est persuadé que si on veut que la parole des pauvres s’exprime, il faut qu’ils se retrouvent et partagent entre eux dans un 1er temps. Des groupes divers existent déjà (par le Secours Catholique, les communautés religieuses, les catéchumènes, les mouvements de la Mission Ouvrière). Ils seront les 1 ers à répondre à l’enquête. Afin de tous se rencontrer et de se manifester dans le Synode, un rassemblement est décidé en Janvier 2002 à Douchy-les-Mines. Mais en Aout 1999, le Père Delaporte décède. Le synode s’arrête. La question de poursuivre se pose, mais le rassemblement est maintenu avec l’appui des Pères Paul Lamotte et Louis Francelle. Le 23 Janvier 2000, c’est entre 125 et 150 personnes qui répondent à l’invitation (adultes et enfants confondus). 13 groupes s’expriment sur leur vie de galère mais aussi sur la joie de pouvoir partager sans être jugés. L’animation musicale est assurée par Yves Garbez qui ne quittera plus nos rassemblements ! Une permanente pastorale A.C.E/J.O.C (G.Clivio) rejoint l’équipe d’animation et sera missionnée ensuite en temps plein diocésain pour Solidarité Quartier.

 

3 caractéristiques apparaissent dès le départ :

 

-Permettre la prise de parole des pauvres, des démunis, des fragiles, en leur permettant de vider leur sac.

 

-La mise en place d’une organisation de type réseau et non créer un mouvement nouveau. Les groupes peuvent donc avoir plusieurs appartenances. Les personnes de Solidarité Quartier peuvent à la fois participer à la vie de Magdala ou du secours catholique ou de la Mission Ouvrière.

 

- Solidarité Quartier a une vie autonome mais l’Eglise Diocésaine n’est pas loin.

 

L’objectif de Solidarité Quartier est le lien entre le partage de la vie et la Parole de Dieu.                          Des rencontres de délégués et animateurs de groupe ont lieu dès 2002 et permet un apprentissage de pratiques communes (apprendre à s’écouter, à prendre la parole, apprendre des chants d’Yves). C’est aussi le lieu où se prennent des décisions concernant les rassemblements (choix du thème, du slogan et répartition des responsabilités). Suite à celui de Douchy, et aux vues de la multiplication des groupes rattachés à Solidarité Quartier, l’équipe animatrice établit un « kit Fondation » en 2007. Celui-ci permettra à ceux qui le souhaitent, de créer plus facilement un nouveau groupe. C’est également l’année ou une sœur du Prado de Waziers, nous apprend qu’à Lyon, des « équipes fraternelles » ressemblent à nos groupes de partage. Des échanges ont lieu par envoi de délégations d’une dizaine de personnes. Notre diocèse fait parler de lui par la présence constante de notre Evêque François Garnier, lors de nos rassemblements. D’autres lieux de France se font connaitre avec la même démarche. Des pauvres qui prennent la parole sans être jugés, qui partagent leurs galères, vivent l’amitié, prient et s’entraident.  En 2010, un besoin de relecture se fait sentir. Les sœurs de Raismes aideront à préparer la 1 ère recollection. Puis en 2013, Diaconia « Servons la fraternité », dynamise Solidarité Quartier. Ce fut une expérience unique d’une fraternité joyeuse au milieu de 12000 pèlerins. La rencontre de Daniel Maciel, diacre du diocèse de Lille, nommé secrétaire coordinateur de Diaconia propose à Solidarité Quartier de partir de la parole des pauvres. En répondant au questionnaire « coups de cœur », « coups de gueule », chacun se sent investit. Le programme s’est construit avec cette pédagogie d’avoir toujours en tête la place des plus démunis. Un livre des merveilles est confectionné pour l’occasion.

 

Les fruits pour les participants ? des découvertes, des ouvertures, des conversions et une participation plus importante aux récos. Pour Solidarité Quartier ? un des fruits les plus marquants, outre des naissances de groupes de partage, est la chorale des p’tits bonheurs qui mêle la vie des petits et l’Evangile dans un langage et une musique simple. Se crée aussi une commission du journal des p’tits bonheurs qui relate une fois par an dans un journal, écrit par les personnes issues des groupes, les évènements vécus durant l’année. Le groupe de Place et Parole des Pauvres, mené par Daniel Maciel interviendra à l’occasion de Festi’Frat en 2016 puis en 2018 pour Fet’ Ensemble.

 

Après les lectures de ce dimanche 29 Juillet 2018, et le retour sur les groupes de partage de Solidarité Quartier, j’y trouve un lien très fort. Le Seigneur pourvoit à nos besoins en temps voulu et donne en multitude. Chacun peut se retrouver dans un groupe ou un autre, dans un mouvement, dans une association. Notre vocation à tous, comme dans la lettre des Ephésiens, est d’avoir beaucoup d’humilité, de douceur, de patience, de se supporter les uns avec les autres avec amour, de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Je suis très heureuse dans ma mission. Elle me fait continuellement grandir, m’interroger. Être au service des personnes fragiles m’aide à relativiser le quotidien, à ne pas juger. J’aime chercher à les connaitre, à les comprendre car au travers de chacune d’elles, il y a le Seigneur. Porter leur parole, les soutenir, les faire témoigner c’est leur rendre une dignité. Ils sont enfants de Dieu au même titre que chacun d’entre nous. Ils ont du prix aux yeux de Dieu et aux miens aussi. Ce qui m’épanouie le plus ? les voir se révéler à eux même, prendre confiance, les accompagner pour faire toujours avec eux et pas pour eux. Grandir ensemble.

 

Et aujourd’hui ? Nous sommes 16, lundi 6 Aout, à nous rendre à Lourdes pour rejoindre le Réseau Saint Laurent qui permettra à nos groupes d’aller aux périphéries à travers la France. Un projet interdiocésain est en préparation afin de répondre au Synode Provincial. 2 nouveaux groupes à Denain et Maubeuge ont vu le jour. Le journal s’adapte à l’air numérique et des articles paraitront plus régulièrement sur cathocambrai. Nous vivons toujours la récollection, le rassemblement diocésain. Chaque année la chorale des p’tits bonheurs se produit à travers, mais aussi au-delà du diocèse, pour des chants ou un spectacle, nouveau chaque année. (à partir d’octobre e sera « à la bonheur). Place et Parole des Pauvres va émettre un texte qui servira d’appui pour des partages d’évangile ou des temps de rencontres.

 

Merci à Louis Francelle pour l’historique et son implication depuis toujours. 

                                                                                            Nadège Dhaussy

 

Article publié par ste barbe paroisse • Publié Samedi 04 août 2018 • 212 visites

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